Prime COVID : l’absence récompensée !

Nous attendions avec beaucoup d’impatience les conditions d’attribution de la prime COVID annoncée par le Gouvernement ainsi que par KORIAN. Les modalités d’application ont été précisées le 15 juin 2020 dans la cadre d’un CSEC.
Si l’UNSA KORIAN se félicite du montant attribué, nous ne pouvons toutefois que regretter les critères d’attribution ainsi que l’exclusion cruelle et injuste des salariés des sièges de ce dispositif.

Les absents sont les grands gagnants

Dès le début de la crise, certains établissements ont vu « disparaître » certains salariés, tandis que d’autres bravaient leurs craintes et répondaient présents.
Pour rappel, le 10 avril dernier, l’UNSA Korian avait proposé à la direction le versement d’un montant fixe pour l’ensemble des salariés ainsi qu’une surcote conséquente pour tous les salariés présents physiquement sur les établissements pendant la crise sanitaire. Une prime au mérite ! n’en déplaise aux syndicats radicaux CGT, FO et SUD.

Une prime aux absents

Avec le dispositif égalitariste et démagogue voulu par KORIAN, nous ne pouvons que déplorer le manque de reconnaissance envers celles et ceux qui n’ont pas eu peur et qui ont pris soins de nos résidents ou patients pendant cet épisode COVID-19.
En effet, la prime été censée récompenser les efforts du personnel qui a été au plus proche de la crise sur établissement. Avec ce dispositif, les absents sont récompensés au même titre que ceux qui étaient présents : une aberration et une injustice totale.

Les salariés des sièges : les oubliés

De plus, nous sommes particulièrement choqués de constater qu’un salarié en maladie depuis septembre 2019 touchera 1500 € alors qu’un salarié du siège présent, en télétravail certes, mais présent et donc productif, est exclu du dispositif de récompense.

Cette situation ne fait que renforcer le clivage Etablissements – Services Support.

En effet, au sortir d’une telle crise et dans la perspective d’un nouvel élan pour notre entreprise, il n’est guère opportun de laisser une partie des salariés en bordure du chemin.

L’UNSA demande une modification des critères

Dans un courrier envoyé hier par l’UNSA KORIAN à Sophie Boissard, nous avons demandé une révision des critères d’attribution.
L’entreprise aura en effet besoin de toutes les forces vives qui la composent et les services support en font indéniablement partis.

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